Accueil Actus en Libre accès Economie Circulaire : l’Institut a un an

PARIS (MPE-Média) – Fondé officiellement en février 2013, l’Institut de l’économie circulaire fête son premier anniversaire ce lundi 10 février en organisant à Paris une table ronde sur « les enjeux stratégiques de l’économie circulaire pour l’Union européenne et pour la France ». Point d’étape.

ADHESION

Près de 250 membres et représentants d’entreprises, fédérations, groupes, PMI-PME, corps constitués et personnalités impliquées à des titres divers dans une démarche visant à installer l’économie dite circulaire dans les faits devaient participer ou assister à cette table ronde anniversaire modérée par MPE-Média, dans les locaux de La Poste, membre fondateur de l’Institut de l’Economie Circulaire dès sa constitution en 2012-2013.

L’Institut de l’Economie Circulaire qur préside le Député EELV des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, a posé au centre de sa définition de l’Economie circulaire l’idée d’une rupture avec l’habitus, d’un changement de logique au plus profond de la relation entre l’homme et son éconnomie, au coeur des éco-systèmes et des relations sociales productives :

« L’économie circulaire concrétise l’objectif de passer d’un modèle de réduction d’impact à un modèle de création de valeur, positif sur un plan social, économique et environnemental. De plus, L’économie circulaire rompt avec le schéma traditionnel de production linéaire, qui va directement de l’utilisation d’un produit à sa destruction, auquel il substitue une logique de boucle, où l’on recherche la création de valeur positive à chaque étape en évitant le gaspillage des ressources, tout en assurant la satisfaction du consommateur. »*

 

Un tableau concret des enjeux stratégiques

La table ronde du lundi 10/2 aura donc pour objectif de brosser à plusieurs un tableau vivant et concret des enjeux stratégiques auxquels une application bien orchestrée des fondamentaux de l’économie circulaire tant à l’industrie qu’aux domaines d’activités publiques, régis par les collectivités, les entreprises, les associations, etc., est susceptible de répondre à condition qu’ils soient bien compris et adressés ensuite par chacun des acteurs au plus haut niveau comme à l’échelle des citoyens européens et de la cité. En France comme en Europe, un travail important d’harmonisation des perceptions et des pratiques fera partie de ce chemin ainsi que des mesures à définir et à faire adopter tant sur le plan politique que dans les conseils d’administration des groupes, ETI, PMI-PME, mais aussi à l’échelle des TPE et des français.

La parole sera donnée successivement à des acteurs et représentants de la Direction générale Environnement de l’Union européenne, de l’Observatoire de la vie politique, vie parlementaire, vie publique vie locale, à une représentante de l’Etat en charge des politiques publiques reliées au thème, à un secrétaire national de la CFDT, à propos des impacts sociaux et sociétaux, à la représentante du Mouvement des Entreprises de France, à propos de l’engagement des entreprises et des modalités de cet engagement, enfin à une déléguée de la Fondation Nicolas Hulot, concernant l’économie dite de partage ou encore celle dite de fonctionnalité.

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C'était en 2013, lors de l'annonce de la création de l'Institut de l'économie circulaire, avec Chantal Jouanno, François-Michel Lambert, Coline Serreau (ph archives MPE-Média)

Il sera alors temps d’ouvrir le débat avec le public présent pour compléter ce portrait en pied des vrais enjeux de l’application en Europe et en France du thème concret de l’économie circulaire, qui suppose de ne plus tourner en rond pour passer d’un modèle archaïque et linéaire de vie et de consommation à un modèle vraiment durable et plus solidaire.

La prochaine stratégie nationale de transition écologique se doit de retenir dans ses priorités l’objectif d’une transition vers une économie plus circulaire, avec les comités stratégiques de filière suivis par le Conseil National de la Transition Ecologique en lien direct avec le CESE, les parlementaires, le gouvernement et les dirigeants économiques et de la société civile.*

Plus qu’une stratégie, l’économie circulaire est à présent posée comme étant la condition d’une renaissance du vieux monde parmi les émergents qui parlent déjà, la Chine en tête, de s’engager activement dans cette transition. Bien plus qu’une mode, c’est un chemin à parcourir pour inscrire le progrès humain dans sa globalité, réinjecter de l’humain dans les rapports socio-économiques et lutter dans le même temps contre le réchauffement climatique tout en réduisant les tensions issues de la course aux matières premières, cette malédiction, dixit le Professeur Philippe Chalmin, tant pour les pays qui en sont dotés que pour ceux qui croyaient depuis les dernières décennies les avoir épuisées sur leur sol, dont la France et la plupart des pays européens. Tout un programme.

 

Christophe Journet


* In Définition de l’Economie circulaire, site internet de l’Institut de l’Economie Circulaire :

http://www.institut-economie-circulaire.fr/Qu-est-ce-que-l-economie-circulaire_a361.html

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Défis et opportunités pour l’Europe

Pendant de nombreuses décennies, l’Europe a connu une croissance de sa richesse et de son bien-être fondée sur une utilisation intensive des ressources. Aujourd'hui, elle est toutefois confrontée à un double défi: stimuler la croissance, nécessaire pour offrir emplois et bien-être à ses citoyens, et veiller à ce que la qualité de cette croissance garantisse un avenir durable. Si l'on veut relever ces défis et en faire des opportunités, notre économie devra subir, en l’espace d’une génération, une transformation fondamentale dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, de l’agriculture, de la pêche et des transports, mais aussi au niveau du comportement des producteurs et des consommateurs. En préparant cette transformation en temps utile, de manière prévisible et contrôlée, nous pourrons continuer d’accroître nos richesses et notre bien-être tout en diminuant l'intensité de notre utilisation des ressources et l'incidence de celle-ci.

Au cours du XXe siècle, le monde a multiplié sa consommation de combustibles fossiles par 12 et l’extraction de ressources matérielles par 34. Aujourd’hui, dans l’Union européenne, nous consommons chaque année seize tonnes de ressources par personne, dont six sont gaspillées, la moitié prenant la direction des décharges. Toutefois, il est clair que le temps des ressources abondantes et bon marché est désormais révolu.

Les entreprises doivent payer de plus en plus cher des matières premières et des minéraux essentiels, dont la rareté et la volatilité des prix exercent un effet néfaste sur l’économie. Les sources de minéraux, de métaux et d’énergie, tout comme les stocks de poissons, le bois, l’eau, les sols fertiles, l’air pur, la biomasse et la biodiversité subissent tous des pressions de plus en plus fortes; il en va de même pour la stabilité du système climatique. Alors que la demande mondiale de denrées alimentaires, d'aliments pour animaux et de fibres pourrait grimper de 70 % d’ici à 2050, 60 % des principaux écosystèmes de la planète où sont produites ces ressources sont déjà dégradés ou exploités de façon non durable. Si nous continuons à utiliser les ressources au rythme actuel, il nous faudra, au total, l’équivalent de plus de deux planètes pour subvenir à nos besoins d’ici à 2050, et nombreux sont ceux qui ne réaliseront pas leurs aspirations à une meilleure qualité de vie.

 

Multiplier la productivité des ressources

Notre système économique continue d’encourager une utilisation inefficace des ressources en valorisant certaines d’entre elles en deçà de leur coût véritable. Le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable estime qu’il faudra, d’ici à 2050, multiplier la productivité des ressources par un facteur compris entre 4 et 10, avec des améliorations significatives dès 2020. Alors que certaines entreprises dynamiques ont déjà compris les avantages d’une utilisation plus efficace des ressources, nombre d’entreprises et de consommateurs n’ont pas encore pris conscience de l’ampleur et de l’urgence des changements qu’ils vont devoir opérer. La promotion de l'utilisation efficace des ressources est tout à fait sensée du point de vue commercial, et elle devrait aider les entreprises à accroître leur compétitivité et leur rentabilité. C'est pourquoi elle fait partie intégrante du programme de l'UE pour la compétitivité mondiale. Elle contribue également à assurer une reprise économique durable et peut doper l'emploi.

Le changement qui s’annonce nécessitera la mise en place d’un cadre stratégique qui récompense l’innovation et l’utilisation efficace des ressources et crée des conditions générant des opportunités économiques et permettant une meilleure sécurité d’approvisionnement grâce à la reconception de produits, à la gestion durable des ressources environnementales, à la promotion de la réutilisation, du recyclage et de la substitution de matériaux et aux économies de ressources. Pour que l’on puisse dissocier la croissance de l’utilisation des ressources et libérer le potentiel des nouvelles sources de croissance, les politiques qui façonnent notre économie et nos styles de vie devront être cohérentes et intégrées. La lutte contre le changement climatique a déjà ouvert la voie en permettant de dissocier la croissance de l'utilisation de matières carbonées.

 

Stratégie Europe 2020, un paquet de mesures à venir en 2014

La stratégie «Europe 2020», et son initiative phare «Une Europe efficace dans l’utilisation des ressources», a pour objectif de placer l’Union européenne (UE) sur le chemin de cette transformation. L’initiative plaide pour une feuille de route visant à «définir des objectifs à moyen et à long terme, ainsi que les moyens d'y parvenir». La présente feuille de route s’appuie, en les complétant, sur les autres initiatives relevant de l’initiative phare, et notamment sur les résultats obtenus par la politique en faveur d'une économie à faible intensité de carbone, et prend en considération les progrès réalisés en ce qui concerne la stratégie thématique de 2005 sur l’utilisation durable des ressources naturelles, ainsi que la stratégie de l’UE relative au développement durable. La feuille de route doit également être envisagée dans le contexte des efforts internationaux visant à assurer une transition vers une économie verte[3]. Elle repose dans une large mesure sur des sources dont les références sont indiquées dans le document de travail des services de la Commission joint, et notamment dans le rapport de l’Agence européenne pour l’environnement sur l’état et les perspectives de l’environnement européen.

 

(Source Institut de l’Economie Circulaire)

* In : Transitions vers une industrie économe en matières premières, Avis du CESE janvier 2014.

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Mis à jour (Lundi, 10 Février 2014 10:58)

 

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