Accueil Industrie Les Actus INSEE : Depuis 2008, la conso auto pâtit de la crise

PARIS (MPE-Média) - En 2013, les ménages ont consacré 11 % de leur budget à des dépenses liées à l’automobile. Depuis 2008, ces dépenses baissent en volume, apprend-on dans un rapport de la division synthèse des biens et services de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE). Détails.

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En 2013, les ménages ont consacré 124 milliards d’euros à leur budget automobile (voir les définitions de l’INSEE **), soit 11,0 % de leur consommation et 5,9 % du produit intérieur brut (figure 1 source INSEE)

Les achats de voitures neuves déclinent depuis le déclenchement de la crise de 2008, sauf en 2009, première année du dispositif de prime à la casse. Les voitures diesel sont en perte de vitesse, mais restent majoritaires parmi les acquisitions. De même, les dépenses d’entretien se replient en volume depuis 2008, le coût de l’entretien progressant régulièrement, explique l’INSEE.*

En revanche, les autres dépenses liées à l’automobile (assurances, péages, etc.) continuent de progresser. Les ménages vivant en zone rurale consacrent 11 points de plus à leur budget automobile que ceux de l’unité urbaine de Paris, qui utilisent davantage de voitures de moins de 4 ans (23%) que ceux des autres unités urbaines (entre 19 et 21%) ou des communes rurales (18%), précise l’INSEE.

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En moyenne, chaque ménage a ainsi dépensé 4 300 euros. Les carburants s’avèrent être le premier poste de dépense en 2013 (31 % du budget automobile, figure 2 source INSEE)

Suivent l’acquisition de voitures neuves ou d’occasion (28 %) et l’entretien du véhicule (27 %). Le poids des autres dépenses liées à l’automobile (assurances, parkings, péages) est nettement plus faible (14 %), note la même source.

Depuis la crise économique de 2008, les dépenses liées à l’automobile se replient en volume (– 2,1 % par an entre 2007 et 2013) alors que leur prix augmente deux fois et demie plus vite que celui de l’ensemble de la dépense de consommation (+ 2,5 % en moyenne par an contre + 1,0 %). Contrairement aux récessions précédentes, la dépense automobile continue à reculer plusieurs années après la sortie de récession, ajoute l’auteur de ce rapport, Joan Sanchez-Gonzales.

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Depuis 2012, les carburants sont redevenus le premier poste de dépense dans le budget automobile ; cela n’avait pas été le cas depuis le milieu des années 1970, à l’ex- ception de 2008 (figure 3 source INSEE)

En effet, alors que les achats de véhicules, notamment de voitures neuves, sont en baisse, les prix des carburants augmentent à un rythme soutenu depuis 2002 (+ 4,7 % en moyenne par an), en lien avec la hausse du prix du pétrole sur les marchés internationaux, explique l’INSEE.

Dans ce contexte, les ménages limitent leur consommation de carburants en volume (– 1,8 % par an entre 2007 et 2013). Ils s’adaptent de deux façons : d’ une part, en s’ équipant de véhicules plus économes, bénéficiant ainsi des progrès technologiques, et d’autre part, en modifiant leurs comportements : conduite plus souple, moindre utilisation de leur véhicule, notamment par un recours plus important aux transports en commun, précise l’INSEE.

Ce repli de la consommation reflète des réalités différentes selon le type de carburant. Depuis 2007, la consommation de gazole augmente en volume de 0,8 % par an alors que celle d’essence chute de 5,4 % par an. Ces évolutions sont dues à la forte croissance, jusqu’à la fin des années 2000, de la part des voitures diesel dans les acquisitions, analyse l’INSEE.

Ces dernières coûtent certes plus cher à l’achat, mais elles consomment moins de carburant en moyenne, et elles bénéficient de la fiscalité plus avantageuse sur le gazole. En effet, en 2013, la taxe forfaitaire par litre de carburant consommé, qui remplace depuis 2002 la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) flottante, est de 43 centimes par litre de gazole, contre 61 centimes par litre d’essence. Globalement, les taxes (TVA et taxe forfaitaire) représentent en moyenne 49 % du prix du gazole et 56 % de celui du super sans plomb 95 en 2013, détaille ce rapport de l’INSEE.

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La dépense moyenne décroit depuis les années 60 mais les contrastes en sont d'autant plus importants sur 10-15 ans (source INSEE)

L’auteur de ce rapport conclut que les acquisitions de voitures neuves ou même d’occasion pâtissent de la crise économique depuis 2008, confirmant ce qui semblait une évidence. Les prix des voitures ont toutefois augmenté de 1,2% par an en moyenne de 2007 à 2013, davantage dans le neuf que dans l’ancien, précise l’INSEE.

Les achats de voitures ont diminué en moyenne de 3,1%/an, malgré l’effet positif de la prime à la casse en 2009 (+27% mais -2,7% pour les occasions) principalement pour les petites cylindrées. A partir de 2012 les immatriculations chutent à un niveau inférieur de 18% en moyenne à celui de 2007, ajoute l’INSEE.

Si 56% des voitures neuves étaient des diesel en 2013 contre 71% en 2008, les voitures à essence ont rebondi de 11% l’an dernier et les diesel baissé de 19% comparé à 2012, tandis que le nombre de véhicules à énergie alternative, électrique, GPL, bicarburation, etc., est passé de 8.000 à 32.000 entre 2008 et 2013 mais ne représentent encore que 3,2% des immatriculations l’an dernier.

Enfin, l’INSEE note que l’entretien des véhicules continue à coûter plus cher (33 milliards d’Euros en 2013, +3% / an en moyenne depuis 2008, 2% de plus que l’ensemble de la dépense de consommation) alors que les français consomment moins de services d’entretien (-4%) que par le passé : « le prix de la plupart des opérations d’entretien facturées au forfait augmente », précise l’INSEE qui souligne enfin que depuis 2007, le prix des contrôles techniques croît à un rythme annuel moyen de 3,6%.

LOGO CCFA

La Rédaction avec INSEE

* Sources

En dehors des comptes nationaux en base 2010, plusieurs sources ont été utilisées :


- les données du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) pour le nombre d’immatriculations de voitures neuves et d’occasion et leurs caractéristi- ques ; l’enquête Budget de familles 2011 de l’Insee ; les données de la direction générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) pour la part des taxes dans les carburants.

** Définitions

Le budget « automobile » regroupe les achats de carburants et de voitures, les dépenses d’entretien de celles-ci et les autres dépenses liées à l’automobile. En revanche, il ne comprend pas les intérêts des crédits souscrits par les ménages pour financer l’acquisition de leur véhicule. En 2011, selon le CCFA, 43 % des achats de véhicules neufs (hors location avec option d’achat) sont réalisés au comptant, 33 % avec l’aide d’un crédit automobile et 24 % avec un prêt personnel.

Les « carburants » regroupent le gazole, l’essence (super plombé ou super sans plomb), le gaz pétrolier liquéfié utilisé en carburant et les lubrifiants.

L’acquisition de voitures regroupe l’achat de voitures neuves et d’occasion. En comptabilité nationale, les transac- tions de gré à gré entre ménages ne sont pas comptabilisées dans la consomma- tion des ménages en voitures d’occasion (2,1 millions d’immatriculations en 2013, soit 40 % des achats d’occasion). Seules sont prises en compte les ventes de voitures de démonstration et les ventes par les professionnels des voitures des ménages (sont alors comptées uniquement les marges réalisées par les intermédiaires). Ce poste regroupe également la taxe sur les certificats d’immatriculations.

L’entretien de véhicule regroupe les pièces détachées (équipements automo- biles, pneumatiques neufs et rechapés, batteries de voitures, appareils d’éclai- rage et de signalisation pour automobiles et échanges standards moteurs) et les services d’entretien (entretien courant, réparations et contrôles techniques).

Les autres dépenses liées à l’automobile regroupent les assurances automo- bile, les services annexes de transports terrestres (péages, parkings, etc.), les écoles de conduite (dont les stages de récupération de points) et la location de véhicules particuliers.

Le downsizing désigne l’ensemble des procédés qui permettent de réduire la cylindrée d’un moteur sans en dégrader ses performances, contribuant ainsi à diminuer fortement la consommation d’essence.

Le niveau de vie d’un ménage rapporte le revenu déclaré par le ménage à l’enquête à son nombre d’unités de consommation (UC). Dans un ménage, le premier adulte compte pour 1 UC, les autres personnes de plus de 14 ans pour 0,5 UC et les moins de 14 ans pour 0,3 UC.

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Mis à jour (Lundi, 31 Octobre 2016 11:24)

 

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