Accueil Actus en Libre accès 2 - OCDE : 1ère Conférence de Paris & mondialisation

PARIS (MPE-Média) – La 1ère « Conférence de Paris » des 7 et 8 décembre 2017 à l’OCDE s’est fixé pour but de « repenser la mondialisation » avec le soutien de grands groupes globalisés : inclusion, éducation, règles digitales. Suite de notre article.

« Nous devons être plus activistes », déclare Angel Gurria, Secrétaire général de l’Organisation pour la coopération et le développement économique ouvrant la 2ème partie de la Conférence de Paris sur la mondialisation. Pour Cecilia Skingsley, Vice-gouverneure de la Riksbank suédoise, ancienne journaliste d’un média financier de son pays d’origine, la question de la réorientation des relations financières dans le cadre d’un monde d’affaires globalisé est et restera tout à fait cruciale, ainsi que l’augmentation de la place des femmes dans ce domaine.

L’ex ministre de la culture française Audrey Azoulay devenue Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), met quant à elle l’accent sur la nécessité d’améliorer l’éducation primaire et secondaire du plus grand nombre dans le monde : « nous devons investir plus dans l’éducation, en particulier celle des filles. L’enjeu n’est pas seulement l’accès à l’éducation mais celui aux apprentissages qui s’ensuivent, qui permettent d’acquérir des compétences, qu’il faut anticiper pour demain, en créant des contextes favorables (...) » tant dans le privé que dans le public, à l’aider de partenariats public-privé, dans tous les pays (Amérique latine, Birmanie, en Ethiopie, au Bangla Desh, avec le concours de groupes comme Loréal, Google, etc.

 

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« Réinventer l’UNESCO serait difficile aujourd’hui », note Audrey Azoulay, ici au centre d’un panel en compagnie de Jean-Paul Agon, Président directeur général de L’Oréal (à droite), Pascal Lamy (entre eux deux), Angel Gurria (à gauche de Mme Azoulay) et du modérateur Nikos Chrysoloras de Bloomberg (à gauche sur cette photo CJ MPE-Média)

Rebondissant sur la nécessité de limiter le protectionnisme autant que faire se peut, Pascal Lamy, Président émerite de l’Institut Jacques Delors et ex directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de 2005 à 2013 enfonce le clou en évoquant la politique disruptive états-unienne sans citer Donald Trump mais notant que malgré cela les USA ne « sont pas plus protectionnistes qu’avant lui ».

La question de la qualification, sous-qualification ou sous-qualification relevée par le S.G. de l’OCDE Angel Gurria fait aussi partie de ce « diagnostic » que l’organisation pour le développement économique tente de replacer au centre du débat sur la mondialisation. « Pour y répondre franchement, je ne crois pas à la déglobalisation, parce que je considère que la globalisation a atteint un tel stade qu’il serait très coûteux de revenir dessus. Détricoter la globalisation coûterait trop cher, c’est ce qu’on voit avec le Brexit, c’est ce qu’on risque de voir si Monsieur Trump continue dans la même direction. La déglobalisation cause de la défficience », réagit Pascal Lamy, qualifiant le Brexit de « déglobalisation voulue ».

 

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Quid de l’intelligence artificielle en développement dans le monde ? GD : MM. Georges, Stefani, Gagné, Zapolski et Mitra (Ph CJ MPE-Média)

Alexandre Zapolsky, PDG de Linagora, éditeur de logiciels libres, Laurent Stefani, consultant en charge de l’intelligence artificielle chez Accenture, Ambarish Mitra, Cofondateur et directeur général de Blippar et Jean-François Gagné, Cofondateur et directeur général d’Element AI débattaient dans la foulée du déjeuner conférence avec le journaliste Benoît Georges des Echos, de savoir si l’avènement de l’intelligence artificielle, qui permet aux machines et aux logiciels de se comporter comme les êtres humains, entraînera ou non de nouvelles avancées technologiques et économiques promettant de redéfinir les règles du jeu pour de nombreuses industries au cours des prochaines années : comment les entreprises peuvent-elles s’assurer de tirer le meilleur de ces nouvelles technologies ? De quelle façon peut-on assurer un financement et un développement adéquat des solutions d’intelligence artificielle ? D’un point de vue humain, doit-on craindre l’essor de l’intelligence artificielle ? Ces sujets sont aussi ceux de l’après mondialisation.

 

« Que faisons-nous de la valeur des algorythmes mis en oeuvre »

Au moment où le centre de gravité des valeurs boursières des groupes ayant mis sur le marché les leaders des réseaux sociaux, de e-commerce, etc., a basculé de l’ouest euro-américain à l’Asie et la Chine, la notion de valeur de l’identité numérique de chaque citoyen du monde s’énonce déjà en centimes de dollars par tête, qui rapportent chacun plusieurs dizaines de dollars par an à ces sociétés globalisées, font remarquer ces intervenants, insistant sur l’importance des sujets d’éthique : « le numérique doit se préoccuper de ce qu’il est en train de mettre en place. Les leaders de la Silicon Valley notamment Elon Musk – le fondateur de paypal, puis de Tesla et de Space X NDLR – en ont pris conscience », explique Alexandre Zapolsky, PDG de Linagora.

« Que faisons-nous de la valeur des algorythmes mis en oeuvre », questionne le québecois Jean-François Gagné (Element AI) ? Là aussi, nous avons besoin d’une régulation intelligente, pertinente, comme celle que propose l’ARCEP en France, ajoute M. Zapolsky. Pour Ambarish Mitra (Blippar), la réponse n’est pas dans le vent mais dans le « medium », sa compagnie ayant d’abord cherché à comprendre le monde physique, pour créer une plate-forme intelligente et construire sur cette base des réponses correctes dans différentes langues, langages informatiques, sans risquer de régresser tant sur le plan de l’espace privé que public. Prenant les cas de la voiture autonome, de l’agriculture raisonnée, de la médecine, M. Mitra ajoute que l’IA permet déjà d’avancer mieux globalement lorsqu’elle utilise les bons interfaces, sans jamais oublier les risques qu’occasionneraient des programmes mal conçus dans tous ces usages.

 

Christophe JOURNET

Rédacteur en Chef MPE-Média

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