Accueil Industrie Les Actus Reprise d’Ascoval par Altifort : L’analyse de la FTM-CGT

PARIS (MPE-Média) - La Fédération des travailleurs de la métallurgie au sein de la Confédération générale du travail (FTM-CGT) a publié ce 28 février son analyse de l’échec de la reprise de l’aciérie ASCOVAL par le Groupe franco-belge ALTIFORT, écarté du dossier par le ministre de l’économie Bruno Le Maire mardi 26 février, le jour même où nous avons appris que les fonds auraient pu être débloqués par MGI-Capital pour ALTIFORT. Verbatim de l’avis de la FTM-CGT ci-après.

« Le TGI de Strasbourg vient d’écarter définitivement le candidat Altifort, groupe franco-belge, pour la reprise de l’aciérie d’Ascoval, dans les Hauts-de-France. Il donne un nouveau délai jusqu’au 27 mars pour une recherche de repreneur. Scénario incroyable, alors que le dossier de reprise par Altifort avait été jugé par Bruno Le Maire en personne (conseillé par le cabinet Roland Berger) « solide » et « crédible », avec un schéma industriel cohérent !

« Peut-on tourner cette page du feuilleton Ascoval sans se poser davantage de questions ?

Comme nous l’avons dit dans notre communiqué du 22 février, quels sont les jeux d’influence qui ont amenés la Banque de France à rabaisser la note d’Altifort sur les marchés financiers, clairement à l’origine de ses problèmes pour réunir les fonds propres nécessaires à la relance de l’aciérie ?

« Pourquoi, le 23 janvier dernier, le groupe ArcelorMittal s’est-il brutalement désisté de la vente à Altifort de deux de ses sites, Commercy et Ste Colombe-Sur-Seine, alors que la cession avait été officiellement actée en fin d’année passée ? Deux entités qui, rappelons-le, faisaient sens avec le projet de reprise d’Ascoval.

« Bruno Le Maire a tiré à boulets rouges sur Altifort, dégradant au passage l’image d’un groupe employant quelque 1 300 salariés en France. Pourquoi, pour se défausserde ses propres responsabilités, pour faire un écran de fumée ? A qui profite la mise à l’écart d’Altifort ?

"Quel rôle a joué le CIRI"?


« Quel rôle a joué le Comité Interministériel aux Restructurations Industriel (CIRI) et son directeur ces dernières semaines ? Quelle a été l’influence de la direction de Vallourec qui, depuis qu’elle a lâché en 2016 cette aciérie qu’elle possédait, souhaite la voir rayée de la carte ?

« Tout un chacun pourra constater la communication du groupe Vallourec sur ses résultats 2018 et sur sa stratégie à venir, qui confirme sa volonté de se désengager de France et d’Europe. Objectif : tout axer sur sa croissance au Brésil, en Amérique du Nord ou encore en Chine, avec l’argent du contribuable et l’aval de l’Etat français, premier actionnaire du groupe à hauteur de 16% du capital.

« Ascoval, Ford Blanquefort, la Fonderie du Poitou, GMS, après General Electric et Alstom : qui fait la loi dans ce pays, s’agissant de l’industrie ? Que fait Bercy ? Des gesticulations, pour finalement dire qu’ils ont tout essayé ? Ou bien Bercy et ce gouvernement Macron sont-ils tout simplement à la botte des multinationales du CAC 40, qui ferment nos sites et les délocalisent ?

Une des aciéries les plus modernes de France et d'Europe

« L’aciérie électrique d’Ascoval est l’une des plus modernes de France et d’Europe. Elle dispose d’un personnel hautement qualifié. Le carnet de commandes était clairement en train de repartir à la hausse dans le scénario de reprise avec Altifort, preuve que les besoins de notre industrie en aciers hauts de gamme sont avérés.

« Pour la CGT, la fermeture de cette aciérie, atout majeur de notre sidérurgie et de notre industrie, inscrite clairement dans le schéma d’économie circulaire » tant mis en avant par Bercy et le Conseil National de l’Industrie », sonnerait comme un renoncement en terme de politique industrielle, pour ne pas en dire plus.

« Pour l’anecdote, une commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie vient de démarrer au Sénat (celle de 2013 à l’Assemblée nationale avait fourni d’excellentes conclusions et recommandations envers l’Etat). Que pensent nos parlementaires de la situation d’Ascoval, des jeux d’influence et des stratégies des multinationales de l’acier, qui continuent de dépecer et de fermer les sites français ?

« La CGT appelle les salariés d’Ascoval, la population du bassin valenciennois, les élus locaux et régionaux, à rester mobilisés pour une solution de reprise de l’aciérie et de l’intégralité des emplois. »

 

LA RÉDACTION

NDLR - Nous reviendrons sur ces sujets dans notre prochaine lettre MPE-Média au printemps.

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Mis à jour (Vendredi, 08 Mars 2019 14:11)

 

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