Accueil Industrie Les Actus BIR/Webinaires : Marchés du recyclage post-Covid

PARIS (MPE-Média) – Introduit en ligne par le Président du bureau international du Recyclage (BIR) Tom Bird et par Michaël Lion, Pdt du conseil du commerce international du BIR et modérateur, le webinaire du BIR dédié aux impacts de la pandémie en cours sur le commerce international des matières recyclées débutait par une présentation de Mark Sellier, Pdt de Global Metals Ltd, notant notamment que la limitation des voyages d’affaires impactait toujours fortement les activités du recyclage des métaux.

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Des intervenants aux quatre coins de la planète (capture d'écran BIR/MPE-Média)

Une situation très compliquée pour l’essentiel, mais plus ou moins selon les pays et les matières concernées : Georges Adams (SA Recycling USA) évoquait ainsi le blocage très complet des frontières de l’Inde confinée. Et la lenteur de la reprise des activités en Chine.

Pour David Chiao (UNI All Group, métaux non ferreux, USA/Chine), l’obligation de communiquer uniquement en ligne a été acceptée pour l’essentiel par les acteurs concernés. « Mais très peu de commandes sont parties concrètement des États-Unis dans la période », explique David Chiao, Pdt de la division des métaux non ferreux du BIR.

Intervenant pour la Division Papier, son délégué général Sébastien Ricard (Grope Paprec, France) a relevé le fait que le marché des papiers cartons et fibres était lui aussi assez affecté mais que des signes de regain d’échanges refaisaient surface ces derniers jours.

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Thomas Papageorgiou (Pdt E-scrap - Capture écran BIR/MPE-Média)

Thomas Papageorgiou (Pdt du comité E-scrap/DEEE) a noté de son côté que le plus gros problème aura été l’arrêt quasi-total des moyens de collecte des déchets de cette catégorie, en mars-avril, « un désastre, il semble que les choses allaient mieux en mai. Mais pas encore normalement à ce jour. »

 

De gros problèmes logistiques en Chine

Max Craipeau (plastiques, Greencore Resources Chine) évoquait quant à lui de gros problèmes logistiques pour délivrer les conteneurs dans les ports indiens voire des refus d’acception des lots entrant dans le pays.

Recadrant les échanges, Tom Bird, Président du BIR a noté que le premier problème pour le commerce global demeure la question de la demande en berne : « c’est le côté critique de la situation, il serait bon de ne pas l’oublier », a-t-il affirmé à mi-parcours de ce webinaire.

« Le chômage qui augmente en Chine et ailleurs aussi va être aussi une grosse question, cela peut toucher des millions de personnes », note Mark Sellier. Mais d’autres impacts beaucoup plus quotidiens ont été expliqués par les participants à ce webinaire.

De façon quotidienne et pratico-pratique, les règles de distanciation et de sécurité ont souvent été difficiles pour les professionnels : « Un des impacts pratiques réels aura été les conséquences de l’obligation pour tous de prendre sa température tous les jours en entrant au travail et de porter des masques dans les bureaux et les ateliers, alors que c’était pourtant la condition minimale pour obtenir plus de sécurité », note Georges Adams.

 

Des clauses juridiques variables selon les pays

« Les différences entre les lois nationales sur les modes de fixation des prix et les conditions contractuelles d’exercice, comme les cas de force majeure, notion provenant du droit français, ont aussi eu un impact préoccupant », relève Mark Sellier.

En conclusion, Michaël Lion s’est voulu encourageant : « nous pouvons être fier de ce que nos corporations, métiers, relations, familles faisons et des actions indispensables qui ont eu lieu durant cette pandémie ». Et le Pdt du BIR Tom Bird d’ajouter que « les relations étroites entre les associations régionales membres du BIR ont permis à ces échanges d’avoir lieu malgré tout, merci à tous ».

Greg Schnitzer (Pdt métaux ferreux), Martin Boeschen (NL, Division textiles), Joost Van Kleef (Oryx Stainless) participaient aussi à ce séminaire en ligne.

 

Christophe JOURNET

Rédacteur en chef de MPE-Média

 

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Recyclage : Webinaire métaux non ferreux du BIR

 

PARIS (MPE-Média) – Introduit par David Chiao Président de la division métaux non ferreux du Bureau international du recyclage (US, CHN) and Susie Burrage (UK), le webinaire dédié aux métaux non ferreux ce 3 juin accueillait des intervenants des Etats-Unis, d’Europe, d’Asie. Un portrait global contrasté entre régions du monde.

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David Chiao, Pdt comité métaux non ferreux du BIR (Capture d'écran BIR/MPE-Média)

Mentionnant le conflit entre la Chine et les USA et ses conséquences pour les marchés le Pdt des non ferreux du BIR David Chiao a exprimé son espoir de voir émerger des solutions durant cet après pandémie.

Pour Eugen Weinberg (analyste matières premières chez KommerzBank AG ), la déglobalisation en cours risque d’entraîner d’importantes pertes de produit intérieur brut de l’ensemble des pays, « un danger pour le recyclage, qui se trouve en plein milieu de cet ouragan, pour les prix des métaux, par exemple le cuivre encore à -15% de sa valeur la plus élevée récente, mais je pense que cela ne durera pas. Mais nous n’aurons pas une vision claire des données avant l’été. Aussi devons-nous nous attendre à une forte volatilité, à beaucoup d’incertitudes sur nos marchés », explique-t-il. Et d’ajouter que « toutes les monnaies sont affaiblies par la situation malgré les réactions des banques, la faiblesse du dollar impactant les parités avec l’euro et les autres monnaies ».

Rick Dobkin (Shapiro Metals, USA) estime quant à lui que les Etats-Unis ont été très durement touchés par le Covid, avec « une forte poussée du chômage, de fortes baisses dans les secteurs automobile et aéronautique, spatial inclus, des situations moins graves dans le BTP. La ressource en ferrailles y est chancelante, le travail est fortement ralenti, avec des collectes de scraps limitées », explique-t-il. « Les déchets de cuivre sont moins nombreux, ce qui pose problème pour les recycleurs américains », poursuit Rick Dobkin qui parle d’une chute de 50% des chiffres d’affaires en avril-mai.

 

Un mauvais film

En Europe, où Murat Bayram (EMR, All.) évoque « un mauvais film », la situation n’est guère meilleure : « si l’on regarde les régions d’Europe, la Scandinavie, la Suède (80% d’activité) par exemple n’a pas confiné, les choses n’étaient pas aussi dures qu’en Europe du sud, en Italie où malgré l’autorisation de travailler pour les recycleurs, le marché a été compliqué. En Europe de l’Est, on observe des situations variables selon les pays autorisant ou non le recyclage, comme la Pologne où 60% des activités ont eu lieu comparé à 2019. »

Murat Bayram a fait part de nombreux cas d’entreprises ayant dû s’arrêter pour cas de force majeure dans le secteur des scraps d’aluminium. « L’industrie automobile étant un client important pour nous, son arrêt a entraîné des baisses d’activité pour l’aluminium ». Il évoque aussi l’impact probable de la fusion entre METALO et AURUBIS pour le recyclage du cuivre européen. Et l’augmentation du degré de complexité des scraps de cuivre entrant sur le marché impliquant des réponses très techniques pour les recycler.

Dhawal Shah (METCO INDIA, délégué du BIR pour l’Inde, le Proche-Orient, l’Afrique du sud) évoquait la situation en Inde où la pandémie augmente toujours explique qu’on s’attend à une baisse de 25 à 40% du PIB et à une reprise longue marquée par la chute de la demande intérieure. « Les mesures étatiques sont inadéquates pour les petites et moyennes entreprises, les banques ne prêtant pas à ces PME. Et mai était le mois du ramadan. »

 

Conflits entre lois nationales

Dhawal Shah a évoqué aussi l’arrêt de toutes les activités dans le golfe, un taux de chômage monté à 33% en Afrique du sud où les taux d’intérêt se sont écroulés. Répondant à une question de Susie Burrage sur la situation indienne, Dhawal Shah rappelle la position dominante de trois compagnies de fret maritime sur le marché et la logistique des déchets de non ferreux : « ces compagnies voulaient travailler mais étaient confrontées à des acheteurs qui devaient respecter les lois indiennes de confinement, créant un conflit entre négoce et pratique ».

Pour l’Asie, la Chine, Shen Dong a expliqué que le rôle central de la Chine dans le commerce global a été fortement affecté. « Le chômage a fortement augmenté pendant la réunion du parti à Pékin, la demande intérieure ayant été affectée jusqu’en avril. En Asie du sud-Est, le virus a été relativement contenu, mais une part importante des échanges avec le reste du monde a été stoppée. En Nouvelle-Zélande où le virus a été contenu, le PIB a chuté avec la fermeture du pays. En Australie, l’impact économique est important. Au Japon, de nombreuses entreprises ont été arrêtées. La ressource en déchets de non ferreux et la demande ont chuté ensemble », précise-t-il.

Jusqu’à quand ces marchés vont-ils être freinés par la suite de la pandémie ? Difficile à dire à les entendre. Mais retenons l’avis de Murat Bayram, qui estime que le recyclage peut rebondir dès le 3ème trimestre en recomposant son offre et tirer ainsi parti de la sortie de crise sanitaire.

 

Christophe JOURNET

Rédacteur en chef de MPE-Média

 

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BIR/Webinaire DEEE : Diverses situations de pays

PARIS (MPE-Média) – Le Bureau International du recyclage (BIR) a proposé un webinaire dédié au recyclage global des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), confronté comme les autres secteurs d’activités à la situation post-Covid de façon diverse d’un pays à l’autre.

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Thomas Papageorgiou parlant de la situation aux USA avec Josephita Harry, déléguée américaine du BIR (capture d'écran BIR/MPE-Média)

Après introduction par Thomas Papageorgiou (Grèce), Pdt du comité DEEE du BIR, Surendra Patawari Borad (Inde) a exposé les réalités de la collecte et du recyclage des DEEE en Inde : « Les déchets électroniques comprennent des plastiques, des métaux, qu’il faut traiter de façon particulière. En Inde, la situation est sous contrôle mais les difficultés viennent du fait que la pandémie progresse toujours, les gens sont toujours confinés et nous parlons de 5 Mt de DEEE à recycler en 2020. Le secteur a créé de nombreux emplois à préserver (…). Nous disons aux gens qu’il faut soutenir le recyclage des plastiques, pas le réduire ».

Pour le moyen et le proche Orient, Omar Al Sharif évoquait les conséquences de l’arrêt des activités suite au confinement général. Au Koweit, par exemple, tout était stoppé. En Arabie Saoudite, les choses ont été freinées.

En Europe, le premier problème a été celui de la collecte de matériaux DEEE à recycler, une question d’approvisionnement plus que de demande en aval, explique Thomas Papageorgiou.

 

Un confinement très variable aux USA

Aux États-Unis, le confinement était variable d’un état à l’autre avec des chantiers fermés ou ouverts selon les lieux, expliquait Josephita Harry, ajoutant que tout le monde est resté connecté grâce à des équipements électroniques que nous allons retrouver sur ce marché des DEEE par la suite ! Si la situation n’est pas très bonne à ce jour elle va se rétablir de facto.

Délégué général de ce comité DEEE et permanent du BIR, Ross Bartley a présenté les développement récents européens pour l’OCDE et les DEEE : « Une compréhension commune concernant la définition des DEEE est en cours pour distinguer ce qui est déchet et ce qui ne l’est pas, la réparation et la réutilisation des composants électroniques par exemple. Reste aux règles nationales à se rapprocher de ces nouvelles règles de la Convention internationale de Bâle (annexes II et VIII) ».

La Suisse et le Ghana ont proposé un contrôle de l’ONU sur tous les DEEE, pour trouver une définition commune de ce qui est déchet et de ce qui ne le serait pas.

La Chine passe aussi une période rendue difficile par la chute des prix des DEEE, des opérations de transformation de ces déchets, explique Steve Wong, le délégué Chine-Asie du sud-Est du comité E-Scrap du BIR.

En conclusion, l’analyste américaine Robin K. Wiener (ISRI) est intervenue à propos de la légalité des expéditions de DEEE dans le monde : « pour l’institut international de recherche sur les déchets, la question de la ressource pour tous nos adhérents demeure essentielle. Personne ne doit se sentir seul ou isolé dans ce contexte. Tout doit être fait pour soutenir la coopération entre les acteurs du secteur. Cette coopération mondiale est plus que jamais essentielle ».

 

Christophe JOURNET

Rédacteur en chef de MPE-Média

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Voir aussi via www.bir.org

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