Accueil Industrie Les Actus Énergie : EDEN et Bernard Accoyer parlent nucléaire

PARIS (MPE-Média) – Équilibre des énergies et son Président Brice Lalonde accueillaient récemment en atelier suivi en ligne et en direct à Paris l’ex ministre et Président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer pour parler de l’importance du nucléaire dans le mix décarbonné à la veille des présidentielles 2022. Extraits.

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Brice Lalonde (Pdt d’EDEN) et Bernard Accoyer fondateur de PNC-France (Patrimoine Nucléaire et Climat France) ouvrant le débat d’Équilibre des énergies sur l’importance du nucléaire dans la lutte contre le réchauffement climatique (Ph MPE-Média)

Cofondateur de Patrimoine Nucléaire et Climat – France avec de nombreux élus et experts de l’énergie, une association dédiée au soutien du rôle du nucléaire pour le climat et la lutte contre le réchauffement climatique, l’ex ministre Bernard Accoyer estime que l’objectif de la neutralité carbone et de réduction drastique des émissions de CO2 d’ici à 2050 est essentiel : « Cela demande de remplacer les énergies fossiles par une énergie décarbonée. Le nucléaire l’est totalement. Il faut faire confiance au génie humain. Quelle place du nucléaire dans la France de demain ? L’objectif est de produire de l’énergie décarbonnée pour répondre à tout moment à la demande. L’intermittence des renouvelables reste un problème. Il y a l’hydraulique, le nucléaire, des énergies pilotables, et la biomasse qui est encore anecdotique. L’intermittence est un problème qui n’est pas surmonté et qui n’est pas près de l’être », explique le Président de PNC-France*.

Une avance française substantielle

Bernard Accoyer rappelle que « la France bénéficie d’une avance substantielle comparée à celle d’autres pays. La France a épargné au monde des milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère grâce au nucléaire, avec l’expérience cumulée de plus de 2 000 années d’exploitation de réacteurs sans accident grave. Depuis un peu plus de dix ans, la France soumise à l’influence d’une petite minorité agissante a commencé à réduire sa production d’énergie nucléaire. Les décisions ou les non-décisions concernant le nucléaire restent un problème ». Il note que la PPE ne tient pas assez compte des prévisions de hausse de la demande en énergie décarbonnée : « RTE ne donne pas de signes d’alerte sur ces orientations ». Il estime que les nominations de personnalités technico-politiques à la tête de RTE et des organismes en charge de l’énergie posent problème dans cette perspective de décarbonation des sources d’énergie.

« La France ne doit pas considérer le nucléaire comme un moyen accessoire. Le Groupement international d’experts du climat (GIEC), l’Agence internationale de l’énergie (AIE) disent aussi que l’agrandissement des parcs nucléaires globaux fait partie des solutions pour le climat. Fessenheim n’aurait pas dû être fermée prématurément. La place du nucléaire dans la production d’énergie de demain devra être plus importante. Le lancement de nouveaux EPR ne doit pas être repoussée. Les américains, les chinois et les russes ont mis le cap vers le développement du nucléaire pour ces raisons », ajoute Bernard Accoyer.

PNC-France a commencé dès cet été à interpeller tous les candidats à la présidentielle de 2022 pour connaître leurs positions et engagements à ce sujet.

 

« Y-a-t-il là une sorte de tabou ? L’opinion est-elle en train de changer ? »

Brice Lalonde - Il va falloir produire de l’énergie pour décarboner. Les politiques ne connaissent pas les techniques du nucléaire. La seule chose visible sur l’étagère en France est l’EPR. Probablement faudra-t-il lancer les 6 paires d’EPR. Que faut-il dire aux politiques ?

Bernard Accoyer - Il faut demander aux politiques ce qu’ils en pensent. En utilisant les stocks d’uranium appauvri en réserve, la France dispose d’une réserve considérable de matière pour produire de l’énergie, en relançant le programme ASTRID stoppé en 2019 sans même faire voter une loi à ce sujet, ce qui aurait dû être fait. Et la place des sciences dans notre société doit être réinstallée.

Bernard Accoyer - « Un parti politique a accaparé ce qui relève d’une science. L’écologie politique a comme objectif la fin du nucléaire civil, depuis longtemps. Les ONG et l’écologie politique ont instrumentalisé les peurs du nucléaire. Quand on regarde le nombre de morts dûes aux différentes sources d’énergie, le charbon, les éoliennes, le solaire en ont provoqué bien davantage. Le nucléaire français est sécurisé au plus haut niveau. L’enfouissement des déchets ultimes est aussi une solution maîtrisée. Il faut se méfier de la tactique des anti-nucléaires qui ressemble à celle des sectes en réactivant les peurs des publics ». Il précise que le nucléaire de 4ème génération est essentiel à mettre en œuvre.

Brice Lalonde - Une technique la transmutation permet de casser les déchets à vie longue et de la réduire à trois siècles. Le nucléaire n’est pas une technique figée.

 

Quel financement pour les programmes à relancer ?

Bernard Accoyer – Un débat important a lieu à Bruxelles sur la taxonomie de la finance durable pour soutenir le nucléaire et le climat, un travail que doit mener la diplomatie française contre le groupe mené par l’Allemagne opposé au nucléaire. Méfions-nous : le piège consisterait à sauter dans l’option de petit nucléaire et d’exploitation des déchets. Pourquoi les investisseurs se ruent-ils sur les renouvelables ? Parce que c’est un jackpot, doté d’argent public » ! Et d’ajouter que « les conflits d’intérêt dans les renouvelables à Bruxelles et ailleurs ont atteint un niveau inédit ».

 

Thorium ? Pourquoi un refus français ?

Bernard Accoyer – Il y avait un préjugé chez les ingénieurs du nucléaire sur le thorium, ce qui est une chose fréquente comme le sont malheureusement les conflits d’écoles : Le fonctionnement de nouveaux réacteurs au thorium associé à de gros réacteurs comme l’EPR et la relance d’ASTRID devrait être une direction de travail. N’oublions pas que la question d’une bonne acceptabilité des lignes, des réseaux sera essentielle. Multiplier les petits réacteurs peut aussi poser problème. (…) L’important est donc bien de conserver la maîtrise sur la filière nucléaire, d’où ce débat dans le cadre de la campagne pour les présidentielles.

 

Propos recueillis par Christophe JOURNET

 

*PNC-France : voir aussi via https://pnc-france.org

https://www.youtube.com/watch?v=3PW_2g6KeFE&list=PLoe-ajpL2pOiA3u9YFr_lyqqeq0BgOyiS

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