Accueil Actus en Libre accès Jean-Claude Volot sur LCI avec Michel Field

PARIS (MPE-Média) - Jean-Claude Volot, médiateur des relations inter-entreprises auprès de Bercy était récemment l’invité de Michel Field sur LCI en compagnie d’un confrère du Nouvel Obs, Thierry Philippon et de Michel Didier, président de COE-REXECODE, société d’études économiques pour parler des problèmes de financement des entreprises et des rapports entre grands donneurs d’ordres et sous-traitants. Voici le verbatim de cet entretien dans lequel M. Volot rappelle que le coût des conflits inter-entreprises représente près de 2% du PIB de la France, soit près de 40 milliards d’euros gaspillés chaque année, comme MPE-Média le révélait l’an dernier à l’occasion d’une conférence publique du médiateur.

Verbatim de l’émission de LCI “DEMANDEZ LE PROGRAMME” diffusée en direct le 18/04/2012 à 17:33:14.

JC_VOLOT_2012_Copyright François Girard

Jean-Claude Volot, médiateur inter-entreprises (Ph François Girard SD pour MPE-Média)

Invités de l'émission : Jean-Claude VOLOT, médiateur des relations inter entreprises auprès de Bercy, Michel DIDIER, président de COE-REXECODE, Thierry PHILIPPON, président du parti du vote blanc, rédacteur en chef Service Economie du Nouvel Observateur.

 

MICHEL FIELD, journaliste chez LCI:

Alors quand je dis le rôle des PME dans la campagne présidentielle, c'est plutôt la place que les PME occupent dans la campagne, une place finalement relativement inédite, parce que il en a beaucoup, beaucoup été question des difficultés des petites et moyennes entreprises, ou des très petites, des moyennes entreprises et industries. Nicole PENICAUT et Thierry PHILIPPON ont signé une enquête dans le NOUVEL OBSERVATEUR, qui a inspiré ce plateau. Thierry PHILIPPON, merci d'être là; Alors c'est vrai qu'elle et intéressante cette enquête parce qu'elle montre des maux structurels et pas seulement comme quelquefois la paresse médiatique pousse à le faire, je ne sais pas quoi, la mauvaise volonté des banques, à des facilités de paiement. C'est beaucoup plus compliqué que ça, c'que ça, c'est beaucoup plus inscrit dans le tissu social et industriel français, notamment c'est tout le rapport des grands groupes avec leurs sous-traitants.

 

THIERRY PHILIPPON

Voilà, mais en fait on est habitué en France à ce que les relations entre les grands distributeurs et leurs fournisseurs soient mauvaises. Tout le monde sait d'ailleurs, ... de Michel-Edouard LECLERC se cache un négociateur impitoyable. Ce qu'on sait moins, c'est que les grands du CAC 40, dont on est fier ont des relations aussi très mauvaise avec leurs fournisseurs, qu'ils en profitent, qu'ils réalisent une partie de leurs marges sur leur dos. Et de ce point de vue-là, c'est la première fois, je crois que c'est une spécificité française. Nicolas SARKOZY a créé au ministère de l'Economie un poste nouveau pour essayer d'améliorer les choses tellement elles sont mauvaises en France.

 

MICHEL FIELD

Et c'est le rôle de Jean-Claude VOLOT, qui est votre voisin. Vous êtes médiateur des relations inter entreprises. Et dans l'OBS vous dites à un moment "j'ai l'Everest à gravir et j'ai déjà fait 500 mètres", ce qui est par les temps qui courent une modestie assez rare et notable.

 

JEAN-CLAUDE VOLOT

Oui, parce que en fait les maux sont tellement profonds, vous savez en France en plus c'est une vieille histoire, je rappellerai, souvent je rappelle souvent les propos de Winston CHURCHILL en 1937 quand il disait "En France, tout est permis, même ce qui est interdit", voyez, c'est déjà culturellement profond. Mais la situation en fait de ces relations, come disait Thierry PHILIPPON est vraiment mauvaise. Jusqu'à aujourd'hui? Les projecteurs n'étaient que sur la grande distribution et on se rend compte que c'était comme ça partout. Notamment avec des secteurs plus particulièrement marqués, qui sont l'automobile, mais là je ne vais pas vous surprendre, qui sont et là c'est plus surprenant le luxe, bien entendu, avec des comportements qui ne sont pas normaux, bien que tous ces gens...

 

MICHEL FIELD

Alors c'est quoi ces comportements ?

 

JEAN-CLAUDE VOLOT

... comportements pas normaux... Vous savez on a identifié 36 mauvaises pratiques. 36 mauvaises pratiques que le gouvernement m'avait demandé de vérifier, c'était conforme en fait à la loi, et si la loi répondait à ces 36 mauvaises pratiques. Déjà, elles sont toutes illégales, et puis la France par contre a tout l'arsenal de loi qui permet de répondre à ces sujets. Et on voit ben que le problème, c'est que la loi n'est pas respectée.

 

MICHEL FIELD

Alors il y a les pressions sur les prix, il y a les problèmes de propriété de brevet. Il y a les "différements" (sic) de paiement aussi. Et vous dites assez drôlement, enfin drôlement, tristement dans l'article, que plus les grandes entreprises ont des chartes déontologiques développées, plus leurs pratiques, généralement, les contredisent...

 

THIERRY PHILIPPON

Je ne sais pas si monsieur VOLOT va vouloir citer des noms. Mais il y a des grands groupes, comme AIRBUS, comme RENAULT, qui ont été terribles avec leurs fournisseurs. Et alors ce qui se passe, c'est qu'après ça, les PME étranglées donc, déposent leur bilan. C'est un savoir-faire des emplois industriels qui disparaît. Mais je crois que les choses s'améliorent un petit peu.

 

MICHEL FIELD

Est-ce qu'elles s'améliorent ? Un peu grâce à votre action ou grâce...

 

JEAN-CLAUDE VOLOT

Oui, je ne veux pas essayer de faire d'autosatisfaction sur le travail de mon équipe, et moi-même. Mais on a la conviction qu'il y a une prise de conscience du sujet. J'ai grâce à ce poste, j'ai des relations directes avec les présidents directeurs généraux de tous les grands groupes, à qui je m'adresse directement quand nous constatons, mon équipe et moi, des mauvais traitements sur le terrain. Et ils agissent et ils font ce qu'il faut pour que ça s'arrête. Parce que vous pensez bien monsieur FIELD, que quand j'annonce à un grand président que son entreprise, il y a des méthodes illégales, humainement et individuellement, elle ne peut pas l'accepter. Donc en fait, ils nous aident beaucoup à ça. Donc les choses ont commencé à changer, n'est-ce pas Thierry...

 

THIERRY PHILIPPON

Ce qui est sur aussi, c'est que, à l'intérieur de ces grands groupes, souvent les ingénieurs de la direction des achats ont été remplacés par des acheteurs qui sont intéressés aux économies qu'ils font réaliser. C'et comme la grande distribution. Il y a des adhérents, donc dans ce cas-là, ils deviennent des loups.

 

MICHEL FIELD

On voit d'ailleurs dans votre papier quelques exemples comme ça, où des commerciaux arrivent, une PME qui est devenue, qui s'est fait racheter par un grand groupe, il y a un commercial qui arrive et qui arrête absolument un projet extrêmement porteur. Vous avez vu ça souvent ?

 

MICHEL DIDIER

Moi j'ai une vision un peu globale des choses, et je reviendrais sur les améliorations qui me semblent être en cours. Mais peut-être faut-il rappeler ce que c'est que les PME quand même, dans notre pays, parce qu'on en parle, mais au fond, il y a beaucoup de confusion, un peu, autour de cela. Nous avons en France, 2.690.000 entreprises. 95% d'entre elles sont des micro-entreprises. Ce n'est même pas des PME. C'est des toutes petites entreprises. Les PME, ça va de 10 salariés à 250, donc c'est une tranche bien précise, et il y en a à peu près 130.000. Au-dessus des PME, il y a ce qu'on appelle maintenant les ETI, c'est-à-dire les entreprises de taille intermédiaire, qui ne sont plus des PME. Ces catégories n'ont pas exactement les mêmes problèmes. Et encore au-dessus, il y a ce qu'on appelle les grandes entreprises, et en fait il y en a 217 en France. 217 grandes entreprises, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire en fait des groupes d'entreprises, dans lesquels il y a des PME en termes de taille, mais qui n'ont pas du tout les problèmes que vous évoquiez tout à l'heure, parce qu'elles sont prises en charge dans le groupe.

 

MICHEL FIELD

Oui, mais ces groupes-là, c'est une... il y a une vision, j'allais dire, tentaculaire. Ces grands groupes-là ont tout un réseau de sous-traitants et de PME, ou de TPME, qui leur sont dépendants.

 

MICHEL DIDIER

Alors il y a les sous-traitants des PME indépendantes, c'est celles je pense dont on parlait essentiellement tout à l'heure. Et en termes d'emplois, c'est à peu près équivalent, c'est-à-dire il y a 4 quarts de l'emploi français, un quart dans les TPE, petites entreprises, toutes petites, un quart dans les PME, un quart dans les ETI et un quart dans les grandes entreprises. Donc la question que nous examinons aujourd'hui, que nous discutons, c'est que quand même une partie des problèmes inter-entreprise de la France. Alors il y a des améliorations, je pense, et il me semble que l'initiative qui a été prise de la conférence nationale pour l'industrie, à laquelle, d'ailleurs, j'appartiens, enfin j'en fais partie, j'en suis membre, a fait pas mal évoluer les problèmes de relations interentreprises, et notamment dans la crise, la dernière crise, on parlait de l'automobile tout à l'heure, on a vu des choses nouvelles apparaître sur des sortes de coopération entre les donneurs d'ordre et les sous-traitants qu'on ne connaissait pas antérieurement parce que dans cette enceinte, il y a des comités de filière. Et donc il y a un début de coopération qui s'opère, et je pense que c'est une voie d'avenir, parce qu'en effet une PME sous-traitante et son donneur d'ordre ne sont pas antinomiques, bien entendu, les intérêts ne sont pas convergents. Mais ils ne sont pas antinomiques. Les deux ont intérêt à ce que les deux survivent.

 

THIERRY PHILIPPON

On commence à voir des évolutions, donc les dirigeants... qu'on a appelés nous expliquent que maintenant ils mettent leurs locaux à l'étranger à la disposition de leurs PME fournisseurs. AIRBUS commence dans certains cas à se porter caution auprès des banques pour ses fournisseurs. Il y a une évolution, mais ce que je trouve aussi d'intéressant, c'est qu'on est dans une phase en ce moment en France, de désamour à l'égard des grands groupes, les groupes du CAC 40, par les excès des rémunérations de leurs dirigeants, par le poids de leurs bénéfices, leur bonne santé, alors que le pays souffre. Il y a un désamour à leur égard. Et je trouve que c'est d'ailleurs symptomatique, C'est que si on regarde le programme de François HOLLANDE, les trois premières propositions des 60 propositions, ça débute sur les PME. Qu'un candidat de gauche débute sur les PME avec la phrase "je ferai des PME ma priorité", c'est une véritable révolution.

 

MICHEL FIELD

Oui, c'est ce que je... C'était un peu ce que je disais subliminalement en lançant le plateau. Là où il y a quelque chose de nouveau, c'est qu'avant c'était le monde des salariés contre le monde des patrons. Là les grands candidats, que ce soit Nicolas SARKOZY, François HOLLANDE, François BAYROU, ont des discours à la fois d'attention, de séduction, vis à vis des petits patrons et d'ailleurs le rôle de... par exemple la CGPME est beaucoup plus neutre politiquement dans cette élection que ne l'est la présidente du MEDEF. Monsieur ROUBAUD est beaucoup plus... Voilà; Et je trouve que c'est en effet assez intéressant parce que c'est comme une forme de redistribution des cartes. En même temps, le CAC 40..., c'est un peu les fleurons de l'industrie française. Donc il ne faudrait pas que le désamour aille trop loin.

 

THIERRY PHILIPPON

Non mais les hommes politiques ont compris que les grands groupes du CAC 40 ne créeront plus beaucoup d'emplois, en France.

 

MICHEL FIELD

Alors comment vous faites, Jean-Claude VOLOT, justement avec cette multiplicité de PME qui doivent finalement se retourner vers vous, quand elles ont un problème. Vous êtes bien médiateur. Et puis, la force de ces grands groupes qui... Alors je veux bien que l'excellence de vos relations avec les dirigeants vous permette de régler au cas par cas, mais c'est des choses structurelles qui vous dépassent encore.

 

JEAN-CLAUDE VOLOT

Alors c'est d'autant plus structurel qu'au début nous sommes partis de la conférence nationale de l'industrie. Ce poste de médiateur est la douzième mesure qui a été prise sur les 23. Et ensuite, ça s'est étendu à toute l'économie française, et ça, c'est sorti aujourd'hui du monde de l'industrie, bien sûr. Et en fit, il y a... On s'est rendu compte que c'était structurel parce qu'il y avait au début des médiations individuelles qui étaient prévues, rapidement il y a eu des médiations collectives, c'est-à-dire on a vu des groupes d'entreprises venir se plaindre d'un comportement d'une entreprise. Et puis après, ça a été en fait des conflits qu'il y a entre des branches elles-mêmes, c'est-à-dire des branches complètes contre des branches complètes. Et là on est vraiment dans ces problèmes des structures, que vous citez, qui sont très importants.

 

MICHEL FIELD

Ce que l'article de mes confrères souligne le plus c'est la manière dont les PME servent finalement de trésorerie aux grands groupes, c'est-à-dire dans la gestion des stocks, etc., ils leur permettent...

 

THIERRY PHILIPPON

Les stocks ... ?

 

JEAN-CLAUDE VOLOT

Alors vous avez les grands groupes depuis 20 ans, (moi je suis un vieil entrepreneur, vous savez je suis toujours entrepreneur), ont passé leur temps à transférer du besoin de fonds de roulement sur leur fournisseur, en leur" demandant des taches nouvelles, en appelant le risque "sharing", ils doivent participer aux risques du client lui-même. Je ne vois pas sur quelle base. Ils leur demandent de tenir des stocks, évidemment, immédiatement tenus, qui ne sont plus tenus chez eux. Ils leur demandent de faire...

 

MICHEL FIELD

Et en fait de jouer le rôle de banquier, enfin ou de complément...

 

JEAN-CLAUDE VOLOT

... leur boulot de banquier ce qui est terrible, par ses grands industriels, c'est que, et notamment dans l'aéronautique, c'est qu'ils se disent mais nos fournisseurs ne peuvent pas suivre. Evidemment, ils sont en fait... Ils ont perdu beaucoup de moyens, ils n'ont plus de rentabilité. On voit bien que la rentabilité est remontée en haut. Il suffit de regarder les excédents de trésorerie inutilisés du CAC 40, autour de 150 milliards d'euros, et de regarder le réseau des fournisseurs dans ces filières. Le réseau des fournisseurs est globalement très asséché. Il y a difficulté en fait à faire face à la croissance du sujet. Il y a une prise de conscience du sujet. Il y a des outils à apporter, mais il y a aussi, qu'il est nécessaire, un peu comme on le disait, come on le fait en Allemagne, vous êtes monsieur DIDIER un expert de ce qui se passe en Allemagne, c'est-à-dire qu'on commence à fonctionner en écosystème intelligent, avec... On n'est pas tout seul, on a des partenaires, on a des fournisseurs, bien entendu, qui sont là pour réussir au succès global. Vous savez la France, en fait, elle a un problème, c'est qu'elle est trop structurée à partir des 34 grands groupes industriels, leaders dans leur monde au plan mondial, de leur métier. Ce sont de merveilleuses machines, bien entendu, mais qui ont fait, au fil du temps... structurés la France, un pays trop sous-traitant. Donc toutes ces ETI qu'on souhaiterait avec des produits propres, exportables, on n'en a pas suffisamment. Une des raisons, c'est que la France est trop sous-traitante.

 

MICHEL FIELD

Michel DIDIER, puisqu'on est à la veille d'un renouveau politique qu'il y ait alternance politique ou qu'il n'y en ait pas, il y aura de toute façon une nouvelle page politique qui va s'ouvrir. Est-ce que les pouvoirs publics peuvent inciter par des mesures d'encouragement, de coercition, des mesures législatives, les grands groupes à retrouver des comportements plus sains ?

 

MICHEL DIDIER

Je crois qu'il ne faut pas ramener les problèmes de notre économie aux problèmes des relations client/fournisseur, entre grands groupes. Il y a bien d'autres sujets. Vous avez évoqué...

 

MICHEL FIELD

Oui, mais c'est celui-là dont on parle, aujourd'hui;

 

MICHEL DIDIER

Oui, et non parce qu'il est inclus... On ne peut pas le séparer du problème global des entreprises françaises, qui ont un peu reculé dans la décennie, il faut bien le dire, pour des problèmes de compétitivité. Et je ne crois pas que la compétitivité des PME puisse de dissocier de la compétitivité globale de notre tissu économique. Vous avez dit tout à l'heure, il y a un problème de désamour de nos PME, très bien. Thierry PHILIPPON nous dit....

 

MICHEL FIELD

Les grands groupes.

 

MICHEL DIDIER

Oui, non mais Thierry PHILIPPON ajoute il y a un problème de désamour à l'égard de nos grands groupes. Je crois qu'il y a un problème de désamour à l'égard de nos entreprises. Et c'est fondamentalement ça qu'il faut arriver à modifier. Alors les deux candidats, vous l'avez évoqué tout à l'heure Michel FIELD, il y a une sorte d'intérêt renouvelé parce qu'il est ancien pour les PME, pour une raison simple, c'est qu'elles sont quand même nombreuses. Et donc ça compte dans le pays.

 

MICHEL FIELD

Oui, et puis qu'il y a un ancrage local des hommes politiques qui fait que sur leur terrain, ils savent très bien ce que c'est que le tissu industriel.

 

MICHEL DIDIER

Quand il y a une petite entreprise qui fait faillite quelque part, c'est un problème, c'est dans l'industrie où il y a des concentrations industrielles. Donc c'est un vrai sujet et je crois que ce sujet doit être traité dans sa globalité. Quand on regarde les mesures proposées, finalement, les deux candidats ont des mesures assez proches, de ce pont de vue. Banque des PME, ou banque de l'industrie, c'est un vieux sujet. On a eu le CEPME, etc. Sur la recherche, l'innovation il y a une convergence. Là où il ya quand même, non pas des divergences, mais quand même des différences, je pense, c'est sur la stratégie. L'un des candidats parmi les deux principaux, on va dire, compte beaucoup sur la recherche et l'innovation comme l'autre d'ailleurs, mais en fait sa stratégie quasi unique. Je pense que nous avons un problème de compétitivité à beaucoup plus court terme. On ne peut pas attendre que la recherche et l'innovation, et que nous avons donc un problème de rendre de la compétitivité très rapidement à nos entreprises, dont nos PME, et ça c'est quand même un problème de coût qu'il faut pouvoir assez vite réduire pour que nos exportations...

 

MICHEL FIELD

Le coût du travail notamment, et c'est ce qui fait l'objet du débat politique en ce moment.

 

MICHEL DIDIER

Dont le coût du travail, etc. Ca ce n'est pas tout à fait identique dans les deux programmes parce que d'un côté il y a des baisses de charges, et de l'autre côté il n'y en a pas.

 

MICHEL FIELD

Jean-Claude VOLOT pour conclure.

 

JEAN-CLAUDE VOLOT

Si vous voulez, moi, sur le sujet de la compétitivité, il y a effectivement une vision globale du coût du travail, mais ce n'et pas le seul sujet. Moi je ne suis pas tout à fait d'accord avec les gens qui le mettent le sujet numéro un, parce qu'il y a des pays qui sont avec des coûts comparables aux nôtres, et qui sont bien plus performants notamment à l'exportation. Il faut regarder toujours nos amis allemands sur le sujet. Mais même les Hollandais, même les Suédois, bien entendu, sont à des coûts qui sont à peu près similaires. Je pense que la réalité, elle est tout à fait ailleurs. Elle est sur la structure économique même du pays sur laquelle il faudra s'appesantir. Mais quand même le coût des conflits en France, monsieur DIDIER, c'est 2% du PIB. Ca a été évalué par une équipe d'universitaires. C'est quand même 40 milliards d'euros, ce n'est pas un détail.

 

MICHEL DIDIER

Vous parlez des conflits du travail ou des conflits...

 

JEAN-CLAUDE VOLOT

Coût des conflits déclarés économiques.

 

MICHEL DIDIER

Entre entreprises ?

 

JEAN-CLAUDE VOLOT

Oui.

 

MICHEL DIDIER

Ah d'accord.

 

MICHEL FIELD

Messieurs merci. Je vous renvoie à l'article de nos confères du NOUVEL OBSERVATEUR qui ont inspirés ce plateau et qui vont évidemment comme toujours la presse écrite, plus loin que les quelques minutes qu'on a pu consacrer à ce thème. Merci à tous les trois. 17:49:24 FIN_

 

#FIN DE L’EMISSION#

 

NDLR - Si vous souhaitez réagir et déposer vos commentaires sous cet article, n’hésitez pas à le faire, ils seront les bienvenus après modération.

La rédaction de MPE-Média

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Mis à jour (Jeudi, 27 Octobre 2016 14:54)

 

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