Accueil Actus en Libre accès Honeywell dit ne pas délocaliser Condé

PARIS (MPE-Média) - "Nous ne délocalisons pas le site industriel de Condé-sur-Noireau (Calvados) en Roumanie, car la future usine de Ploiesti produira la génération suivante de plaquettes de freins pour Honeywell Friction Materials, pas les produits actuels dont la fabrication à Condé a fait perdre au groupe près de 15 millions d'euros en cinq ans", réagit le groupe Honeywell suite à la publication récente sur MPE-Média d'un article indiquant l'existence d'un projet coordonné de fermeture en juin 2013 des activités normandes de la Division Matériaux de Friction d'Honeywell, contesté par les syndicats, et d'ouverture d'un site industriel analogue au nord-Est de Bucarest pour lequel le retro-planning est engagé. M. François Serisay, cadre d'Honeywell en charge de la liquidation en France écarte également la responsabilité de son employeur dans les dossiers litigieux de victimes de l'amiante médiatisés par la CFDT.

 DESAMIANTAGE_CONDE

Opérations de désamiantage chez Honeywell à Condé-sur-Noireau (ph SD)

"Il n'y a jamais eu de décision de délocalisation de l'usine de Condé-sur-Noireau de la Division Matériaux de Friction d'Honeywell", nous a répondu M. François Serizay, membre de la direction du site en charge de sa fermeture confirmée pour le 13 juin 2013 (voir notre article précédent via l'espace recherche sur MPE-Média), qui déplore que les délais impliqués par les procédures sociales en cours et les refus du Comité d'entreprise normand l'aient empêché de mettre en place en temps et en heure une cellule de reclassement pour trouver des solutions d'avenir aux 323 salariés risquant d'être licenciés d'ici un an.

M. Serizay se refuse à établir un lien entre le projet "Pollux" de création d'une nouvelle usine à Ploiesti, au nord-est de Bucarest (Roumanie) à l'horizon 2013, et la décision de fermer Condé-sur-Noireau, ancienne usine d'AlliedSignal rachetée par son entreprise à la fin du siècle dernier, menacée de fermeture à l'issue de soixante ans d'existence.

Condé perd de l'argent, dit Honeywell

"Honeywell a dû fermer l'an dernier une autre usine située à Alcala, en Catalogne, où 123 personnes ont été reclassées, pour les m^mes raisons", poursuit M. Serizay. La Division Matériaux de Friction, fournisseur de l'automobile, travaille actuellement avec ses clients une transition permettant d'arrêter "de produire à perte, de façon récurrente, environ 150 millions de dollars en cinq ans dans plusieurs sites, dont près de 15 millions d'euros pour le site de Condé", précise-t-il, ajoutant que la remise à niveau du site normand aurait coûté 26 M€ et l'installation des futurs procédés de fabrication des nouvelles plaquettes de frein entre 76 et 80 M€, a minima".

"Avec ou sans la Roumanie, nous devions fermer Alcala et Condé. Le document mettant en parallèle les projets roumain et normand n'est qu'un document de travail parmi tant d'autres. Une analyse de risque qui inclut la problématique sociale, quoi de plus normal", ajoute le liquidateur.

HONEYWELL_CONDE_Project_Kane

Le document publié récemment sur mpe-media, dont la lecture par les syndicats est contesté par Honeywell, stipule que la négociation préalable au plan de sauvegarde de l'emploi aurait dû s'achever en juin 2012. Elle n'a pas commencé (source confidentielle)

 

Quant à l'étendue du dossier amiante, M. Serizay en fait remonter l'historique pour Honeywell en 1996, année où le groupe a supprimé son utilisation industrielle peu après le rachat du site, pour respecter les lois cadres françaises et pour lui substituer des résines spéciales de fixation des matières : "il y a encore des poussières, que nous continuons à éliminer. Les mesures récentes font apparaître que nous sommes à présent en-dessous des seuils maximum légaux de présence de poussières d'amiante dans l'air ambiant dans l'usine. Quoiqu'il en soit, nous ne pouvons pas répondre pour les anciens gestionnaires d'un site qui a soixante ans d'histoire", explique le liquidateur.

Enfin, concernant un recours récent engagé par le Comité d'entreprise à propos d'une éventuelle entrave à l'information du cabinet d'expertises Syndex missionné suite à un droit d'alerte émis par les syndicats dès qu'ils ont eu connaissance de la volonté du groupe de fermer Condé, M. Serizay nous informe qu'il n'en a pas encore connaissance : "Syndex s'obstine à nous réclamer le détail du montant budgeté pour le plan de sauvegarde pour l'emploi. Il y a certaines questions auxquelles nous n'avons  pas à répondre", conclut M. Serizay.

La stratégie définie par la holding Honeywell pour cette division équipementière vise à la rapprocher des marchés émergents, en Asie et en Europe de l'Est. Elle a été définie selon M. Serizay en 2011, avant la confirmation de la nécessité de fermer l'usine normande. La "Stragegic Business Unit Honeywell Friction Materials" dit s'être engagée à reclasser tous les salariés en France comme en Espagne.

Christophe Journet

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Mis à jour (Mercredi, 26 Octobre 2016 16:02)

 

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