Accueil Actus en Libre accès MIDEST 2012 : Le Piémont et l’auto à l’honneur

PARIS (MPE-Média) – Prévu cette année du 6 au 9 novembre prochains, le 42e salon mondial de la sous-traitance industrielle (MIDEST) devrait réunir à Paris-Nord Villepinte plusieurs dizaines de milliers de visiteurs autour du thème de l’automobile, accueillant le Piémont en invité d’honneur. Sa directrice Mme Sylvie Fourn a rappellé l’objectif d’une réunion la plus internationale possible des entreprises de la sous-traitance, de leurs partenaires et des syndicats professionnels qui animeront les « villages » par activités.

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De gauche à droite : M. Jérôme Delabre, Président du MIDEST, PDG de la société Delabre, Mme Sylvie Fourn, Directrice générale du Midest/Reed Expo France, M. Jérôme Frantz, Pdt de la Fédération des Industries Mécaniques, PDG de Frantz Electrolyse (ph CJ pour MPE-Média)

Faisant le tour des secteurs d’activité ayant répondu présent pour cette édition 2012 du MIDEST, Mme Sylvie Fourn a relevé plusieurs tendances nouvelles dans les premières réponses des exposants annoncés : « Le secteur des semi-finis se porte bien cette année, alors que nous craignions que les stocks de matières premières n’incitent pas les entreprises à venir exposer, mais ils viennent », a noté la Directrice du MIDEST.

Ce secteur des semi-finis voit sa surface augmenter de 10%, avec notamment quelques grands noms comme ThyssenKrupp, Siderval, Calvi, Mechel France, ARS Refendage, ACNIS, ILTOM, PX Precimet, Graepel Italie, AMIC, Verrier Tubes, Sarmatec, TAD Inox mais aussi l’arrrivée, parfois le retour d’IMS France (Groupe Jacquet Metals), Lugand Aciers, Kuzuflex, Europe Steel center, Filmétal, Artech, Vol Stahl GmBh.

A ce propos, MPE-Média animera le 7 novembre à 11h une table ronde MIDEST dédiée aux « semis-produits, produits semi-finis, quelle évolution dans la période », en présence de MM. Michel Julien-Vauzelle, DG de la Fédération Française de la Distribution de Métaux, Arnaud Blaise, DG d’International Metal Service/Jacquet Metals, Giampaolo Bertuletti, DG commercial France et sous réserve agenda, Emile Di Serio (PDG St-Jean Industries) et/ou Dominique Vendels, DG d’Universal Aciers France.

 

Usinage et services à l’industrie

Le secteurs de l’usinage, celui des services à l’industrie se développent aussi dans le casting prévisionnel du salon de novembre qui s’ouvre pour la première fois aux acteurs de l’emballage bois, précise Mme Fourn.

« Nous observons aussi une augmentation de demandes du secteur mise en forme des métaux, qui remontent en puissance ainsi que celui du plastique et de la plasturgie, qui a lui seul va voir son effectif augmenter de 15% sur un an au salon, avec les transformateurs de plastiques et de caoutchouc », ajoute Mme Fourn.

Intervenant en conférence de presse du MIDEST au nom de la Fédération de la Plasturgie, M. Luc-Eric Krief a noté que ces entreprises représentent 8 Mrds d’euros de CA annuel, oeuvrant dans « tous types de filières », représentant près de 20% des activités de la sous-traitance française.

M. Krief estime que « la relation donneurs d’ordres sous-traitants s’est nettement dégradée récemment, qu’il s’agisse des délais de paiement qui sont en moyenne 77 jours » - contre 60 au plus tolérés par la loi LME NDLR - « et de pratiques abusives comme les retenues à la source lors du paiement des factures ». M. Krief a relevé aussi la hausse des coûts des matières premières, comme le PS qui a augmenté de 65% en peu de temps depuis l’an dernier et « dont il est difficile de les répercuter vers les clients qui les refusent ».

« Nous avons de plus en plus de mal à être informé des augmentations tarifaires par les chimistes qui invoquent souvent des cas de force majeure pour ne pas livrer ou relever leurs tarifs », ajoute M. Krief, qui souligne le fait que les marges des sous-traitants plasturgistes vivent sur des marges réduites à 2, 3% mais doivent faire face à des décompositions tarifaires calculées à leur avantage par les donneurs d’ordres : « cette relation donneurs d’ordres – sous-traitants devient dangereuse », ajoute-t-il.

 

Fixations industrielles

« Un seul secteur baisse de près de 17% en surface d’exposants, celui des fixations industrielles », précise Mme Fourn, même avec le retour ou la présence de sociétés comme Profil France, FTV, EPCI, SIMAF, Savigny, etc.

A l’international, à part l’absence de la Bulgarie, la plupart des grands pays reviennent en force tant depuis l’Europe que l’Asie, avec notamment une forte délégation polonaise.

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La remise des Trophées avec M. Eric Besson, Ministre de l'Industrie à l'époque, en novembre dernier (ph CJ MPE-Média)

Le Président du MIDEST, M. Jérôme Delabre, qui a succédé depuis l’an dernier à M. J.-Claude Monier, a souligné à quel point ce salon avait vocation à soutenir le développement de la sous-traitance dans un contexte où, « même si cela ne nous plaît pas de devoir le dire, la crise a permis une sorte d’assainissement de certains secteurs où les acteurs qu’elle a remis en question se sont souvent renforcés ».

Représentant l’Italie et le Piémont, M. Giuseppe Donato a évoqué les liens privilégiés des quelques 6.000 sociétés sous-traitantes de sa région avec celles des autres régions d’Europe. 78,1% de ces entreprises travaillent dans le secteur de la mécanique, 10,3% dans le plastique et le caoutchouc, 11,6% dans l’électronique et l’électromécanique. L’Italie propose cette année aux visiteurs et exposants des conférences sur les stratégies d’achat (M. Marco Barbero, DG de Metalplanning, le 6/11 après-midi, notamment) et d’autres thèmes comme la mécatronique et les systèmes avancés. Les visiteurs italiens sont généralement en 2e position au MIDEST de par leur nombre.

 +5% pour la sous-traitance auto en 2013

Outre les Trophées du MIDEST, très attendus par les professionnels dans chaque catégorie primée, l’édition 2012 mettra en exergue l’importance de la sous-traitance dans le secteur de l’automobile : « Si les premiers mois de 2012 ont été difficiles pour ces entreprises, le BIPE prévoit une reprise de l’ordre de +5% en 2013 », a noté Mme Fourn.

« Le parc automobile croît malgré une réduction du kilométrage annuel moyen des utilisateurs. C’est bien un arbitrage modal qui s’effectue au détriment de l’automobile, dans un contexte où l’on fait davantage attention au prix du carburant, à leur consommation en carburant, à la vitesse et à l’écoconduite, écologique et économique également », explique Mme Bénédicte Baudouin (BIPE).

A ce titre, le plan automobile annoncé cet été par le gouvernement – superbonus pour les propulsions nouvelles, développement des infrastructures de recharge pour les voitures électriques – est considéré par le BIPE comme une bonne chose, ainsi que le durcissement du système de bonus-malus à l’achat de véhicules électriques (5.000 à 7.000 euros), les hybrides rechargeables (3.500 à 4.500), hybrides classiques (de 2.000€ à 10% du prix d’achat du véhicule), ainsi qu’un léger malus pour les thermiques classiques. Enfin, le bonus devient accessible aux flottes d’entreprises, souligne le BIPE.

Passage à la voiture électrique

« Il faut voir aussi à reconsidérer ce que nous fabriquons aujourd’hui, le passage à l’électrique impliquant nombre de changements pour les fabricants de pièces », souligne M. Jean-Luc Brillanceau, Président de l’association unissant les métiers de la Forge en France.

Cette année, le village Fonderie devrait compter plus d’une trentaine d’exposants à lui seul, tels que SAFEM, FAVI, Alutec, Tamaris Industries, ID casting, les Bronzes d’Industrie.

 

La question des filières

Intervenant au sujet de la réorganisation et de la segmentation en cours dans les filières de la sous-traitance, M. Jérôme Frantz, Président de la Fédération des Industries Mécaniques membre du Groupement des Fédérations Industrielles estime que « la restructuration de la filière industrielle automobile, des filières industrielles de ce secteur tient aux vraies compétences que nous avons dans ces filières, les mécaniciens ayant fait +8,3% de progression l’an dernier, avec un CA moyen qui ne comprend que 10% provenant de l’automobile. Des compétences qu’il ne faut surtout pas perdre ».

« Cela veut dire que cette structuration doit se faire en se demandant avant tout comment doit se faire le transfert des compétences, la question n’étant pas de savoir si on ferme ou pas Aulnay mais comment nous allons réutiliser les compétences très élevées des personnes qui quitteront Aulnay ! Chaque année, nos métiers forment 25.000 jeunes, il nous en manque 15.000 par an, que nous avons du mal à trouver.

Une industrie, ce sont des compétences que nous devons assembler, en France ou en Europe ou dans d’autres pays qui émergent », a souligné M. Frantz, s’attardant sur le fait qu’un pays comme la France est « capable de fabriquer les trains les plus sûrs du monde, d’envoyer des engins dans l’espace et de fabriquer des avions », grâce à la structuration actuelle de ses activités.

Risque de perte de compétences

« Bien évidemment, c’est un truc dynamique, fondé sur le progrès, la formation des collaborateurs. La difficulté, c’est que les grands donneurs d’ordre qui surplombent l’édifice se sont dit qu’ils allaient s’approvisionner ailleurs pour réduire leurs coûts et vendre ailleurs leurs produits. D’où un risque de perte de compétences dans notre propre pyramide. Si on continue comme ça, il y a un moment où vous ne trouvez plus les compétences ici, en France ou en Europe et vous avez le flux vers les pays émergents qui se tarit », souligne Jérôme Frantz.

« Il nous faut donc reconstruire cette pyramide. Nous souhaitons consolider cette pyramide industrielle et combler les trous », continue le Pdt de la FIM, qui tire la conclusion suivante : « si vous y ajoutez la crise, les surcapacités, cette situation doit être traitée car elle est dangereuse pour l’avenir de nos emplois et de nos sous-traitants ».

« Il faut que nos organisations professionnelles servent à construire cette évolution en discutant avec chaque branche et avec les représentants des personnels, ce que nous avons la chance de pouvoir faire », conclut M. Frantz.

Rendez-vous d’affaires et conférences reviennent aussi en force cette année, au sein et en dehors du « club partenaires » du salon accessible via le site internet du MIDEST.

Un grand rendez-vous pour l'entreprise

Incontestablement, MIDEST sera l’un des grands rendez-vous de l’entreprise au 4e trimestre 2012, juste avant l’embellie anticipée par quelques analystes pour la fin de l’année, notamment par ceux de Standard & Poor’s, d’Eurofer, de plusieurs banques, « à condition que le malaise économique de l’eurozone lié à la non résolution du problème des dettes souveraines se soit estompé suite aux mesures décidées à Bruxelles, à Francfort par la Banque centrale européenne », souligne un expert de la sidérurgie.

 

Christophe Journet

MIDEST en chiffres :

650 exposants de 35 pays en 2011

+5,8% d’augmentation du nombre de visiteurs en 2011, plus de 42.000 au total.

Du 6 au 9 novembre, de 9h à 18h au parc des Expos de Paris-Nord Villepinte, sur inscription via le site ou sur place (55€).

Plus de détails sur :

www.midest.com

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Mis à jour (Mardi, 25 Octobre 2016 16:04)

 

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