Accueil Actus en Libre accès Florange/CFDT : « espoirs fondés et un point noir »

PARIS (MPE-Média) – La Fédération générale des mines et métaux de la Confédération démocratique du travail (FGMM-CFDT) a déclaré la semaine dernière apprécier l’absence de plan social à Florange mais regretter un « point noir », le report à six ans du projet européen ULCOS de réduction des émissions de CO2 sur site. ArcelorMittal a en effet fait savoir jeudi dernier que le groupe retirait son dossier de demande d’aides européennes dans ce cadre de l’examen prévu en décembre 2012 par la Commission ad hoc. Voici le détail de la réponse de M. Dominique Gillier, secrétaire général de la CFDT métaux au gouvernement, au moment où l'intersyndicale de Florange entame de nouvelles actions localement, tandis que la CGT poursuit des débrayages dans l'ensemble des sites français de l'aciériste.

« Recevant les organisations syndicales à Matignon le 5 décembre 2012, le Premier ministre, entouré des ministres de l’Economie, du Redressement productif, du Travail et de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a expliqué les raisons du choix du gouvernement puis longuement présenté le contenu de l’accord conclu entre le gouvernement et ArcelorMittal dont le texte nous avait été adressé dans la journée. »

« Il en ressort que le gouvernement a fait le choix d’un accord avec ArcelorMittal, considérant que la seule offre de reprise, qui concernait l’ensemble du site de Florange, n’apportait pas les capitaux suffisants et aurait nécessité une procédure longue et complexe de nationalisation-dénationalisation, durant laquelle ArcelorMittal aurait disposé de temps pour mettre en œuvre un plan social et une fermeture définitive des hauts-fourneaux. »

Dominique Gillier Reduite

M. Dominique Gillier, secrétaire général de la FGMM-CFDT (ph SD CFDT)

« Présentant l’accord, le Premier ministre, appuyé tour à tour par chacun des ministres présents, a expliqué que le gouvernement avait obtenu, « sans conditionnalité » :

- qu’il n’y aura pas de plan social à Florange ;

- que des investissements seront réalisés à hauteur de 180 millions sur la partie froide du site (en septembre le niveau d’investissement envisagé par le groupe pour Florange n’était que de 133 millions, sous condition que la conjoncture le permette) ;

- que les hauts-fourneaux seront mis « sous cocon dans l’état actuel et compatible avec la perspective de la réalisation d’un démonstrateur industriel Ulcos sur un haut fourneau » ;

- l’engagement du groupe à pérenniser ses bases industrielles et chacun de ses sites en France. »

 

Défiance à l’égard de M. Mittal

« Prenant acte du choix du gouvernement, la CFDT et les autres syndicats de Florange, CGT et FO, ont exprimé leur défiance totale à l’égard de M. Mittal et la déception des salariés qui espéraient « sortir de ses griffes » dans le cadre d’une nationalisation temporaire qui permette une reprise par un autre entrepreneur. Ils ont dit leur refus de voir disparaître la filière liquide lorraine. »

« La FGMM-CFDT a demandé au gouvernement qu’il s’assure, en lien avec les syndicats, de la réalisation effective des investissements, avec un programme et un échéancier et une commission de suivi (que nous voulons tripartite). Le Premier ministre a indiqué qu’une personnalité avait été nommée le jour même avec cette mission, il s’agir de M. Marzorati que nous rencontrerons dans les prochains jours. Toutefois, il n’est pas acquis que cette commission soit tripartite, il faudrait pour cela l’accord de ArcelorMittal. »

« La FGMM-CFDT a demandé au gouvernement que des moyens soient mobilisés localement pour assurer également un emploi aux salariés des sous-traitants qui seront impactés. Le ministre du Travail nous a assuré que le service de l’emploi sera renforcé en ce sens. Par ailleurs, la CFDT demande à ArcelorMittal l’ouverture d’une négociation d’un plan d’emploi sur le site qui englobe aussi des actions de l’entreprise pour les salariés des sous-traitants. »

 

Le point jugé "noir" dans l'accord

« Pour la FGMM-CFDT, le point noir de l’accord, c’est qu’ArcelorMittal n’examinera la possibilité de réaliser le projet Ulcos, et donc une nouvelle filière liquide à Florange, que dans 6 ans. C’est pour la CFDT incompréhensible et inacceptable. Nous avons fortement insisté auprès du gouvernement pour qu’il s’engage fermement sur le projet Ulcos - dont les enjeux sont locaux et européens - et pour que ce délai soit raccourci pour être compatible avec le maintien des savoir-faire des salariés de hauts-fourneaux de Florange. Le gouvernement nous a assuré que ses services étaient dès maintenant mobilisés sur le projet Ulcos et qu’une feuille de route serait prochainement établie, et a confirmé qu’il était prêt à augmenter sa participation pour accompagner activement ce projet. »

« La CFDT, à chacun des niveaux, local et national, va s’employer à faire respecter durablement les engagements pris par l’Etat et ArcelorMittal, et s’impliquera dans leur mise en œuvre dans l’intérêt des salariés, de l’emploi et des industries sidérurgiques, lorraine et européenne. »

La rédaction avec le service presse de la CFDT

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Mis à jour (Mardi, 25 Octobre 2016 09:36)

 

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