PARIS (MPE-Média) - Les industries mécaniques enregistrent un chiffre d’affaires de 123,8 milliards d’euros en 2016 en hausse de près de 2 % par rapport à 2015, annonce la Fédération des Industries Mécaniques (FIM).

La conjoncture des principaux secteurs clients des industries mécaniques s’est nettement améliorée en 2016, faisant écho à l’augmentation des dépenses d’investissement de l’industrie manufacturière. Une tendance favorable quasi-générale, précise la porte-parole de la Fédération des Industries mécaniques (FIM).

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(Source INSEE)

La croissance se poursuit notamment dans les filières aéronautique et automobile ainsi que dans le secteur de la chimie. Après avoir souffert de fortes baisses en 2015, le secteur de la construction est dans une phase de reprise, poursuit la même source.

Les taux d’utilisation des capacités de production se sont redressés et se trouvent légèrement au-dessus de leur niveau de longue période (84,6 % dans l’industrie), continue la FIM.

Ce facteur, favorable à l’accroissement des dépenses d’investissement, se conjugue avec l’amélioration de l’outil de production notamment liée à la mesure de sur-amortissement qui a servi de véritable catalyseur et replace l'industrie française dans un cercle vertueux avec un retour de marges permettant d'innover et d'investir pour conquérir de nouveaux marchés et générer des marges, explique la porte-parole de la FIM.

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(Source INSEE)

L’Union européenne reste le premier marché des industries mécaniques

La mécanique française demeure au 6ème rang mondial derrière la Chine, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne et l’Italie.

Les ventes destinées au marché intérieur ont fortement progressé en 2016 (+ 3,2 %). Les ventes à destination des 28 pays membres de l’Union européenne représentent près de 56,1 % des exportations des industries mécaniques, en progression de 2,3 % sur un an, poursuit la FIM évoquant « un dynamisme porté principalement par les marchés de l’Europe du Sud, notamment l’Espagne (+ 5 %) et l’Italie (+ 5,4 %). Les marchés allemand (- 0,6 %) et anglais (- 0,7 %) ont été plus atones. Nonobstant, l’Allemagne reste le premier pays client des industries mécaniques françaises avec 14,9 % du total des exportations. »

Les exportations vers le reste de l’Europe ont progressé de 5,6 %, avec néanmoins des situations contrastées : le recul du marché russe (- 3,6 %) a été notamment compensé par les livraisons vers la Turquie en hausse de + 2,6 %.

Les exportations hors UE sont restées constantes avec 7,6 % du total (7,5 % en 2015). Les ventes vers les pays tiers enregistrent une baisse à l’exception des pays d’Asie. Le taux d’exportation direct pour l’ensemble du secteur est de 39 %.

 

L’ensemble des secteurs progressent

 

• La transformation des métaux - fonderie progresse de 1,1 % sur 2016 avec des sous-secteurs en croissance à l’exception de la chaudronnerie. La plupart des secteurs clients ont connu une conjoncture favorable en 2016, notamment ceux de l’automobile et du bâtiment. 

• L’équipement mécanique a connu une progression de + 2 %, comparable à celle de 2015 (+ 2,6 %). Une hausse partagée par tous les groupes de machines à l’exception du machinisme agricole. 

• La croissance de la précision s’est légèrement intensifiée : + 1,5 % en 2016 contre + 0,4 % l’année précédente.
20 % de l’emploi industriel est mécanicien
Les effectifs des industries mécaniques, premier employeur industriel de France, sont estimés à 619 000 salariés en 2016 (environ 20 % de l’emploi industriel).

 

Le léger recul de l'emploi en 2016 s’explique par des gains de compétitivité et par le manque de visibilité des entreprises mécaniciennes sur leurs carnets de commandes principalement à l’international : « En cas de besoin, elles ont privilégié l’intérim et les contrats CDD. De nombreuses entreprises rencontrent cependant des difficultés de recrutement dans les métiers hautement qualifiés », modère la FIM.

La reprise de l’investissement amorcée en 2015 se poursuit en 2016. Estimée par l’Insee à + 4 % en données brutes et en valeur pour l’ensemble de l’industrie manufacturière, elle est du même ordre pour la mécanique avec 2 chiffres symboliques de cette dynamique : la vente de robots industriels en progrès de 15 % et celle des chariots élévateurs de près de 40 %.

La FIM, qui s’appuie sur l’enquête de l’Insee, estime qu’en 2017, « la hausse de l'investissement devrait se poursuivre avec une demande de l’investissement productif en progression de 5 % dans la mécanique. »

 

2017 - La mécanique continue sa progression au même rythme qu’en 2016

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(Source INSEE)

Les effets du dispositif du sur-amortissement et les perspectives d’investissement de l’ensemble de l’industrie manufacturière laissent entrevoir une année 2017 au moins équivalente à 2016. La demande intérieure devrait rester dynamique, malgré la période électorale.

Le prochain défi pour les industries mécaniques françaises consiste à reconquérir des parts de marchés à l'exportation afin de poursuivre leur croissance. Les efforts d'innovation et d'investissement ainsi qu'une certaine modération salariale rendent cet objectif réaliste pour autant que soit poursuivie et amplifiée la politique pro-compétitivité du secteur exposé lancée depuis 2013 sur la base du rapport Gallois. La FIM estime entre + 1,7 % et + 2 % la hausse de l’activité des industries mécaniques en 2017, conclut la FIM.

 

La Rédaction

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